Atelier des Mots et des Couleurs : quand l’hiver se déguise en printemps

En ce jeudi 20 février lumineux, l’hiver semblait avoir revêtu un costume de printemps pour accueillir chaleureusement les participants de l’atelier créatif dirigé par Marie-Christine. De nouvelles personnes se sont jointes aux habitués. Tout le monde était prêt à explorer les propositions artistiques du jour : la calligraphie avec des spatules et la peinture de paysages à l’aquarelle.

Pour briser la glace, chacun a écrit son prénom en français et dans sa langue maternelle sur le tableau. Fariba, toujours inspirée, a choisi d’y inscrire le mot « Bienvenue », ouvrant ainsi la porte à la convivialité et à l’échange. Nos yeux se sont émerveillés devant les graphies complexes et délicates du bengali, la langue du Bangladesh. Les arabesques fluides de l’alphabet persan, illustrant le dari, déployaient leur élégance sous la main experte de Fariba. Chaque trait, chaque courbe devenait une invitation à découvrir des cultures et des histoires personnelles.

Autour d’une grande feuille blanche, pinceaux, encres et spatules attendaient d’être apprivoisés. Pour les nouveaux venus, il s’agissait de vaincre la crainte de la nouveauté et de trouver sa place au milieu du groupe. L’imitation des gestes proposés était un premier pas, bientôt suivi par des explorations plus personnelles. L’encouragement bienveillant des autres a permis à chacun de se lancer, de persévérer et de laisser libre cours à sa créativité.

Des créations individuelles ont rapidement vu le jour. Les petits tableaux, d’abord timides, ont gagné en audace et en complexité. L’évolution de l’outil, du pinceau à la spatule, a ouvert la porte à d’autres types de créations : des paysages poétiques, des arbres délicats à l’encre et à l’aquarelle.

Moment fort de l’après-midi : Usha, avec une dextérité fascinante, a calligraphié l’hymne national du Bangladesh. Chaque mot prenait vie, empreint de fierté et de douceur. C’était bien plus qu’un exercice de calligraphie, c’était un moment de partage culturel puissant et émouvant.

Ce jeudi, nous avons vécu bien plus qu’un simple atelier artistique. Nous avons tissé des liens, partagé des histoires, et célébré la beauté de nos différences. La création est devenue un langage universel, un espace de rencontre où chacun pouvait s’exprimer librement. Le printemps en plein hiver, c’était ce renouveau, cette chaleur humaine et cette explosion de couleurs et de formes qui ont illuminé notre après-midi.

Et à la lumière des sourires qui éclairaient les visages, résonne au loin le poème d’espoir de Paul Eluard

L’art se partage et nous transforme. Déjà impatients de renouveler l’expérience, de continuer à semer des graines de créativité et de convivialité, et de voir pousser de nouvelles fleurs dans ce jardin collectif.

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