On pourrait dire que depuis plusieurs semaines, l’atelier broderie créé par Pierrette ne tient plus que par un fil. Mais ce fil, c’est Fariba qui le tient — et avec quelle grâce ! Point après point, ses mains tissent des motifs si délicats, si poétiques, qu’on ne peut que la suivre dans cette danse silencieuse de l’aiguille. Impossible de décrocher. Fariba brode, et c’est tout un petit monde qui se recompose autour d’elle avec Anana, Pierrette, Joëlle, Gisela, Martha, Annick…

Un fil tendu vers l’autre
C’est à la lecture d’un livre de Reiko Koga que Pierrette a eu le déclic. Touchée par la délicatesse du travail de cette artiste japonaise, par son approche intime de la broderie comme trace du quotidien, comme écriture du sensible, elle a eu envie de se lancer à son tour. Inspirée par ces fils qui racontent des silences, des émotions, des gestes simples, Pierrette a pris une aiguille, un morceau de tissu, et a commencé à tracer ses propres chemins de fil. Depuis, la broderie est devenue pour elle un espace de méditation, de partage et de transmission.


Du cœur à l’ouvrage
À travers ces ateliers, un réseau de liens se forme, tout en finesse et en douceur. Chacune apporte un morceau de son histoire, de sa culture, de son savoir-faire. Et ensemble, elles tissent bien plus que du tissu : elles tissent du lien.




Alors n’hésitez pas à parler de l’atelier broderie autour de vous, lors de vos cours de français ou ailleurs. Il y a toujours une place autour de la table, toujours une aiguille libre pour qui veut se joindre à l’ouvrage en cours. L’atelier est ouvert à tous et sans prérequis !