Quand les migrations racontent l’agriculture du monde

Dans le cadre de l’enseignement moral et civique (EMC) et des sciences de la vie et de la Terre (SVT), les élèves de seconde du lycée Saint-Joseph ont vécu une expérience pédagogique originale : une rencontre directe avec des personnes réfugiées venues partager leur histoire, leur pays… et leur rapport à la terre.

À l’initiative conjointe de Christine Bessi, professeure de philosophie et d’EMC, et de Claire Pépicq, professeure de SVT, en lien avec l’association P.O.U.R., ces échanges ont permis d’aborder de manière concrète et incarnée les questions de géographie, d’agriculture, de ressources naturelles, de cultures et de migrations.

Lors de cette rencontre, les élèves ont accueilli Nadine, originaire de la République démocratique du Congo, et Yésenia, venue du Venezuela.

À l’aide de cartes du monde, chacune a présenté son pays sous plusieurs angles :

  • sa situation géographique et son climat,
  • les ressources agricoles locales,
  • les types d’agriculture pratiqués,
  • ainsi que des plats traditionnels, révélateurs des usages, des saisons et des savoir-faire transmis.

Ces témoignages ont permis aux élèves de comprendre que l’agriculture est à la fois un enjeu vital, un héritage culturel et parfois une réalité fragilisée par les changements climatiques, économiques ou politiques.

En amont de la rencontre, les élèves avaient déjà engagé un travail de recherche. Suite à l’envoi du livre de recettes « CUISINE DU MONDE, 81 recettes pour voyager » de l’association P.O.U.R., ils ont préparé des tableaux et panneaux pédagogiques consacrés à d’autres pays et cultures agricoles.

Affichés dans la salle de classe, ces travaux ont permis de découvrir une grande diversité de territoires : Tibet et production de yak, Côte d’Ivoire et cultures tropicales, Bangladesh, Nigeria, Russie, et bien d’autres encore. Chaque panneau associait carte géographique, climat, productions agricoles et plat emblématique, faisant dialoguer sciences, géographie et culture.

Pendant les interventions de Nadine et Yésenia, les élèves ont pris des notes avec attention, afin de créer de nouveaux panneaux. Une manière concrète de relier savoirs scolaires et récits vécus.

Ce projet illustre pleinement une pédagogie active : écouter, questionner, comparer, transmettre. Il crée un lien fort entre les programmes d’EMC, de SVT et de géographie, tout en développant l’ouverture au monde, l’esprit critique et l’empathie.

Pour l’association P.O.U.R., ces temps de rencontre sont au cœur de son engagement :
favoriser le dialogue interculturel,
changer le regard sur les migrations,
valoriser les savoirs et les compétences des personnes exilées.

En donnant la parole à celles et ceux qui ont viennent d’ailleurs et partagent aujourd’hui leur expérience ici, ce projet rappelle que l’éducation se nourrit aussi de récits humains, de transmissions concrètes et de curiosité partagée.

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