Un livre qui circule, des vies qui avancent

Certains livres ne sont pas faits pour rester immobiles.
Ils passent de main en main, traversent les villes, accompagnent des parcours de vie.
Le Livre de recettes – Cuisine du monde de notre association POUR est de ceux-là.

Nous avons récemment eu le plaisir de remettre des exemplaires à Samuel Labarthe, qui a accepté d’en écrire la préface. Par ses mots, il a su dire l’essentiel : la cuisine comme espace de rencontre, de transmission et de dignité partagée.

En préfaçant ce livre, Samuel Labarthe n’a pas seulement accompagné un projet éditorial.
Il a soutenu une démarche : celle de POUR, qui relie pédagogie, accueil et pratiques concrètes du quotidien. Le livre est né à Oloron, dans un contexte d’accompagnement de personnes exilées. Depuis, il poursuit son chemin, comme celles et ceux qui l’ont fait naître.

Aujourd’hui, plusieurs réfugiés ayant participé au projet vivent désormais à Paris.
Le livre les accompagne encore : il est là, dans les cuisines, sur les tables, dans les gestes de tous les jours.

À Paris, Ladji tenant le livre, prolongement vivant d’une histoire commencée à Oloron.

À Paris également, Aïssatou feuilletant le livre, s’appropriant recettes et souvenirs.

Ces images racontent une continuité : celle des parcours, des liens maintenus, et d’un objet commun qui reste un repère.

Parmi les recettes du livre, le chausson afghan à la pomme de terre est régulièrement cuisiné. Une recette simple, nourrissante, transmise avec soin.

Chaussons afghans à la pomme de terre, réalisés à partir du livre de recettes de l’association POUR.

Préparer ce plat, aujourd’hui, c’est bien plus que suivre une recette.
C’est faire exister un savoir venu d’ailleurs, ici et maintenant.
C’est continuer à transmettre, par le geste, ce que les mots ont commencé.

Ce livre n’est pas une fin.
Il est un passage.

Un passage entre les personnes accueillies et celles qui accueillent.
Entre une préface engagée et des pratiques quotidiennes bien réelles.

À l’association POUR, nous croyons que ces passages comptent. Et que les livres, quand ils sont habités, peuvent durablement accompagner les chemins de vie.

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