
La story du député après notre AG

Piémont Oloronais Urgence Réfugiés

Mercredi 19 février, la ludothèque itinérante Lib et Lude a fait escale dans l’ancien école de Saint-Pée, offrant un après-midi de jeux et de convivialité aux enfants des réfugiés pris en charge par POUR. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la mission de Lib et Lude : rendre le jeu accessible à tous, sans exception. Merci à notre bénévole Delphine qui a véhiculé certaines familles.


Dès leur arrivée, les yeux des enfants pétillaient de curiosité. Les jeux de construction, les déguisements et les jouets colorés ont rapidement transformé l’espace en un véritable terrain de jeu.
La magie du jeu a opéré : les barrières linguistiques se sont effacées et les rires ont résonné tout au long de l’après-midi. Chaque enfant a trouvé sa place dans cet environnement bienveillant.

Les familles présentes ont également profité de ce moment suspendu dans le temps. Elles ont pu simplement apprécier de voir leurs enfants s’amuser en toute sécurité.

L’association Lib et Lud porte haut les valeurs d’inclusion et de partage. Le jeu est universel et il peut apporter du réconfort et de la joie. Prochain rendez-vous : mercredi 19 mars toujours à l’ancienne école Saint-Pée.

Pendant les vacances de carnaval, Aurélie a organisé une sortie au Bowling de Lescar pour offrir un moment de détente et de convivialité aux réfugiés accompagnés par l’association. Grâce au bouche à oreille et à quelques messages de dernière minute, un petit groupe s’est formé, prêt à partir à l’aventure jusqu’au centre commercial Quartier Libre de Lescar.
L’expédition a débuté à la gare d’Oloron avec un départ à 12h43. Après un court trajet en train jusqu’à Pau, le groupe a eu la chance de monter à bord du célèbre funiculaire, offrant une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées enneigée. Un spectacle magnifique qui a enchanté petits et grands !

Ensuite, nous avons pris le bus Idelis depuis le « Centre Bosquet » jusqu’à Quartier Libre. Malgré une petite attente au complexe du bowling, l’excitation était palpable.
Une fois les deux pistes réservées, les participants se sont lancés dans la partie. Les premiers lancers n’ont peut-être pas tous été prometteurs, mais rapidement, chacun a pris ses marques. Les rires et les taquineries ont rythmé l’après-midi, surtout lorsque les boules semblaient suivre des trajectoires imprévisibles !

Le retour s’est déroulé dans la bonne humeur, en suivant le même itinéraire : bus, marche et train.
Chacun est rentré avec des souvenirs plein la tête et le cœur léger.
En ce jeudi 20 février lumineux, l’hiver semblait avoir revêtu un costume de printemps pour accueillir chaleureusement les participants de l’atelier créatif dirigé par Marie-Christine. De nouvelles personnes se sont jointes aux habitués. Tout le monde était prêt à explorer les propositions artistiques du jour : la calligraphie avec des spatules et la peinture de paysages à l’aquarelle.

Pour briser la glace, chacun a écrit son prénom en français et dans sa langue maternelle sur le tableau. Fariba, toujours inspirée, a choisi d’y inscrire le mot « Bienvenue », ouvrant ainsi la porte à la convivialité et à l’échange. Nos yeux se sont émerveillés devant les graphies complexes et délicates du bengali, la langue du Bangladesh. Les arabesques fluides de l’alphabet persan, illustrant le dari, déployaient leur élégance sous la main experte de Fariba. Chaque trait, chaque courbe devenait une invitation à découvrir des cultures et des histoires personnelles.
Autour d’une grande feuille blanche, pinceaux, encres et spatules attendaient d’être apprivoisés. Pour les nouveaux venus, il s’agissait de vaincre la crainte de la nouveauté et de trouver sa place au milieu du groupe. L’imitation des gestes proposés était un premier pas, bientôt suivi par des explorations plus personnelles. L’encouragement bienveillant des autres a permis à chacun de se lancer, de persévérer et de laisser libre cours à sa créativité.

Des créations individuelles ont rapidement vu le jour. Les petits tableaux, d’abord timides, ont gagné en audace et en complexité. L’évolution de l’outil, du pinceau à la spatule, a ouvert la porte à d’autres types de créations : des paysages poétiques, des arbres délicats à l’encre et à l’aquarelle.
Moment fort de l’après-midi : Usha, avec une dextérité fascinante, a calligraphié l’hymne national du Bangladesh. Chaque mot prenait vie, empreint de fierté et de douceur. C’était bien plus qu’un exercice de calligraphie, c’était un moment de partage culturel puissant et émouvant.

Ce jeudi, nous avons vécu bien plus qu’un simple atelier artistique. Nous avons tissé des liens, partagé des histoires, et célébré la beauté de nos différences. La création est devenue un langage universel, un espace de rencontre où chacun pouvait s’exprimer librement. Le printemps en plein hiver, c’était ce renouveau, cette chaleur humaine et cette explosion de couleurs et de formes qui ont illuminé notre après-midi.



Et à la lumière des sourires qui éclairaient les visages, résonne au loin le poème d’espoir de Paul Eluard

L’art se partage et nous transforme. Déjà impatients de renouveler l’expérience, de continuer à semer des graines de créativité et de convivialité, et de voir pousser de nouvelles fleurs dans ce jardin collectif.
Dans une ambiance chaleureuse et détendue, notre dernier atelier cuisine a réuni bénévoles et réfugiés pour un moment de partage culinaire et humain essentiel. Petites mains agiles et grandes âmes généreuses se sont retrouvées autour des fourneaux pour concocter un délicieux repas fait maison.

Des petites mains talentueuses en cuisine
Alphonse, Mallyum, Sangpo, très efficaces, ont cuisiné aux côtés de Chantal, Janine, Maguy et Gisela. L’effervescence régnait en cuisine : on pèle, on coupe, on surveille les cuissons, chacun apportant sa touche personnelle au menu du jour.
Au programme, un velouté citrouille butternut onctueux, suivi d’une tortilla aux pommes de terre dorée à souhait, accompagnée d’une salade verte fraîche et croquante. Pour clore ce repas en beauté, un gâteau aux pommes maison accompagné de sa compote. Et comme une belle surprise venue d’ailleurs, Martha avait préparé des beignets traditionnels selon la recette de son pays, ajoutant ainsi une note exotique et chaleureuse à ce festin.

Un moment de partage autour de la table
Les convives n’ont pas manqué d’exprimer leur plaisir gustatif. Francis, Jean-Marc, Tom, Joëlle, Gérard, Komy et son épouse Fafa ont tous témoigné de leur satisfaction : « Nous nous sommes régalés ! », ont-ils unanimement affirmé.

Au-delà des saveurs, c’est un vrai moment de partage et de convivialité qui s’est créé, permettant à chacun d’échanger, de découvrir de nouvelles cultures et de tisser des liens sincères. Janine, Maguy et Chantal, toujours fidèles au poste, ont veillé à ce que tout le monde se sente à l’aise et intégré.

En mêlant bénévoles et réfugiés autour de projets concrets et joyeux, nous contribuons, à notre échelle, à bâtir un monde plus ouvert et bienveillant. Un grand merci à tous les participants, aux petites mains et aux grands cœurs. À très vite pour un nouveau rendez-vous gourmand et solidaire !
🕊️ Un moment de recueillement, un cri pour la justice

Ce 6 février 2025, à Pau, nous étions rassemblés devant la Mairie, puis la Préfecture, à l’appel du CRDE Solidarité Migrants Pau-Béarn et de plusieurs associations engagées pour les droits des exilé(e)s. Cette date marquait la 10ᵉ Journée Internationale des Morts et Disparus aux Frontières et sur les Routes de l’Exil.

Malgré un temps gris, les rues de Pau ont résonné des voix et des revendications de celles et ceux qui refusent l’oubli et l’indifférence. Entre recueillement et colère, nous avons honoré la mémoire des milliers de personnes mortes aux frontières, victimes de politiques migratoires répressives.
Une minute de silence a été respectée. Puis, des prises de parole ont rappelé les drames quotidiens en Méditerranée, aux frontières de l’Europe, et jusqu’en France, où les politiques de non-accueil et de répression précarisent et mettent en danger des milliers d’exilé(e)s.
Le collectif CRDE a dénoncé les récentes décisions gouvernementales, notamment l’abrogation de la circulaire Valls et le durcissement des conditions d’admission au séjour, qui rendent l’intégration encore plus difficile.
Après cet hommage, la manifestation s’est dirigée vers la Préfecture.
Nous avons exprimé trois revendications majeures :
1️⃣ Honorer et reconnaître la mémoire des personnes exilées décédées sur les routes de l’exil.
2️⃣ Exiger une politique migratoire digne, fondée sur l’accueil et l’intégration.
3️⃣ Dénoncer les discours et mesures xénophobes du gouvernement.
La colère était vive face aux propos de François Bayrou, Premier ministre et maire de Pau, qui évoquait récemment une supposée « submersion migratoire », un vocabulaire emprunté aux extrêmes, dangereux et indigne d’un responsable politique.

Cette 10ᵉ Journée Internationale était une journée de mémoire, mais aussi de lutte. Notre mobilisation ne s’arrêtera pas là.
➡️ Nous continuerons à interpeller les pouvoirs publics, notamment le préfet des Pyrénées-Atlantiques, pour exiger des réponses claires sur les politiques migratoires locales.
➡️ Nous poursuivrons notre travail d’accompagnement et de solidarité avec les personnes exilées.
➡️ Nous réaffirmerons, à chaque instant, que les droits humains ne sont pas négociables.
✊Restons mobilisé(e)s !
Mardi 28 janvier 2025, les participants à l’atelier conseils pré emploi et d’autres réfugiés de l’association POUR ont eu l’opportunité de découvrir le monde agricole à travers une visite enrichissante au Lycée Agricole d’Oloron. Accueillis en début d’après-midi par John Kneppers, responsable des élevages et ancien élève de Jean-Pierre, bénévole à l’atelier conseils pré emploi, les réfugiés et quelques bénévoles ont plongé au cœur des réalités d’une exploitation agricole.



La visite a permis de mieux comprendre l’activité principale de la ferme du lycée, qui repose sur l’élevage de brebis laitières. Le troupeau est composé de 450 brebis adultes de race locale Basco-Béarnaise, 110 jeunes agnelles et une quinzaine de béliers.


La production repose principalement sur le lait transformé en fromage AOP Ossau-Iraty et sur l’élevage d’agneaux destinés au marché espagnol. John a détaillé le cycle annuel de production, débutant en octobre avec les premiers agnelages, une période particulièrement intense qui s’étend jusqu’à février avec la mise-bas des agnelles. Cette phase comprend la traite (2 litres par jour et par brebis), l’allaitement des nouveaux-nés, ainsi que les soins sanitaires et alimentaires réguliers.


L’été marque une étape clé dans la gestion du troupeau : à la mi-juin, les brebis montent en estive, où certaines sont encore traites jusqu’à la mi-août. Le berger qui les accueille se rémunère en transformant leur lait en fromage. De retour à Soeix en septembre, les brebis sont tondues, bien que la laine ait aujourd’hui une valeur marchande très faible.
Sur le plan sanitaire, les soins incluent notamment la vermifugation et la taille des onglons, interventions essentielles pour maintenir la santé des animaux.

Après ces explications, les visiteurs ont pu découvrir la salle de traite et observer le déroulé de cette étape quotidienne.





Ils ont ensuite accédé à la laiterie, à la salle de fabrication fromagère et au saloir, en prenant soin de respecter les normes sanitaires en enfilant des sur-chaussures.







L’exploration s’est poursuivie avec la rencontre d’une partie du troupeau de vaches allaitantes en train de pâturer sur les prairies pentues proches du lycée. Ce troupeau, composé de vaches de race Béarnaise – une race rustique aux cornes en lyre – s’inscrit dans la volonté de l’établissement de préserver les races locales anciennes.

La vente des veaux assure un complément de revenu à l’exploitation.
Tout au long de la visite, les réfugiés se sont montrés particulièrement attentifs, prenant des photos, utilisant leurs traducteurs et partageant leurs expériences. Ils ont posé de nombreuses questions, témoignant d’un réel intérêt pour les métiers de l’agriculture.
Si l’établissement ne peut pas accueillir de stagiaires ni proposer directement de formations, cette immersion a peut-être suscité de nouvelles vocations parmi les visiteurs. En effet, les métiers agricoles font face à une pénurie de main-d’œuvre, et cette découverte a pu éveiller l’intérêt de certains apprenants pour ces professions essentielles à la préservation du patrimoine et à l’économie locale.
Un grand merci à John Kneppers et au Lycée Agricole d’Oloron pour leur accueil et la transmission de leur passion !
Voici les temps forts d’un samedi de partage et de convivialité au sein de notre association. Après une interruption de quelques semaines, l’atelier cuisine a repris du service. Samedi 18 janvier, il a rassemblé petits et grands autour d’une belle table et d’un délicieux repas.

Jacqueline et Héléna ont pris les choses en main pour démarrer la journée calmement. Dès le début, tout a été préparé avec soin : trois groupes ont été constitués pour gérer l’entrée, le plat principal et le dessert. Pendant que la table se dressait dans le calme, chacun s’apprêtait à un moment placé sous le signe de la solidarité et de la bonne humeur.
Petit à petit, la cuisine a commencé à s’animer. Crépine est arrivée accompagnée de Roseline, Alif et Usha, prêts à mettre la main à la pâte. Gisela a rejoint le groupe avec enthousiasme et s’est aussitôt attelée à la préparation du gâteau au yaourt.
Aline est venue avec une fille de Georgina, et deux autres petits. Tout le monde semblait heureux de se retrouver dans la cuisine, et l’énergie collective s’est vite mise en mouvement. Une vraie fourmilière en action !

Francis est passé à plusieurs reprises pour prendre des nouvelles, tandis que les invités Pierre, Chrystèle, Jean-Paul, Claire et Dominique s’installaient à table. Les enfants de Crépine, Aïssatou, Boris, Marina, Massila, Madi et Sajib étaient également de la partie, apportant leur joie et leur insouciance.
Voici ce que nous avons dégusté lors de ce repas :
Chaque plat a été préparé avec soin et partage, et le repas s’est déroulé dans une ambiance de partage et de bonne humeur. Nous avons tous savouré ces délices maison.

Une fois le repas terminé, les dernières arrivées se sont mobilisées pour aider à la vaisselle et au rangement. La salle et la cuisine se sont vidées dans une atmosphère toujours aussi bon enfant, chacun mettant la main à la pâte pour clore cette belle parenthèse gourmande.
Rendez-vous au prochain atelier samedi 8 février
Nous avions initialement prévu treize participants, mais nous étions finalement vingt-quatre ! Une grande table bien remplie dans la salle principale et une autre dans la cuisine ont accueilli tout le monde, des plus jeunes aux mamans et leurs amies.
Ces instants de convivialité rappellent combien il est précieux de se rassembler pour cuisiner, partager et créer ensemble des souvenirs uniques.
Le prochain atelier aura lieu le 8 février. Nous avons hâte de vous retrouver pour un moment gourmand et solidaire.
Samedi 21 décembre 2024, l’association POUR a vécu un moment rempli de joie et de surprises lors de la distribution des cadeaux aux 25 enfants des réfugiés que nous accompagnons. Les sourires illuminant leurs visages témoignaient de leur bonheur face à cette belle surprise préparée avec soin par nos bénévoles et des jeunes du centre social d’Oloron.

Pour rendre cet événement encore plus spécial, nous avons eu la chance d’accueillir deux clowns qui ont émerveillé petits et grands. Patricia, nouvelle bénévole, et Aurélie, que nous avons découverte sous un jour inédit, ont su captiver l’assemblée avec une prestation pleine de rires et de bonne humeur. L’ambiance était réellement magique, créant des souvenirs précieux pour tous les présents.



Les enfants ont également eu l’occasion de partager un goûter festif, composé de gâteaux, de chocolats et de friandises. Ce moment gourmand a permis aux petits de profiter pleinement de la fête tout en échangeant entre eux et avec les adultes présents. Le plaisir de voir tant de bonheur sur leurs visages était une récompense inestimable pour tous ceux qui ont contribué à cet événement.



Après cette belle après-midi festive, nous avons clôturé la journée avec le dernier apéro de l’année, réunissant réfugiés et bénévoles dans un moment de convivialité et de partage. Ce fut une occasion précieuse de tisser des liens, d’échanger sur les expériences vécues au sein de l’association et d’accueillir de nouveaux membres dans une atmosphère chaleureuse.
La musique et la danse se sont également invitées à la fête, prolongeant la soirée bien au-delà de ce qui était prévu initialement. Les rires et la bonne humeur étaient contagieux, et il était touchant de voir combien ces instants de complicité pouvaient rassembler des personnes d’horizons différents dans un esprit de fraternité.
Ce moment de partage nous rappelle combien la solidarité et l’engagement de chacun font la richesse de l’association POUR. Un immense merci à tous ceux qui ont contribué à cette belle fête et à tous ceux qui, chaque jour, rendent ces moments possibles ! Grâce à vous, ces instants de bonheur et de générosité se perpétuent, offrant aux enfants et aux familles un véritable espace de réconfort et de bienveillance.
Nous sommes prêts pour de nouvelles aventures solidaires !
