L’atelier vélo : une histoire de solidarité et de transmission

L’atelier vélo de l’association POUR incarne une dynamique solidaire unique, où chaque bicyclette réparée raconte une histoire, chaque coup de pédale rapproche les individus et chaque dérailleur ajusté change une trajectoire de vie.

L’atelier vélo à l’Ecole Labarraque tous les mardi de 14h à 18h – Reprise de l’atelier 7 janvier 2025

Créé en 2018, cet atelier s’est installé à l’école Labarraque en août 2022 après plusieurs périodes de transitions. La mission de cet espace est simple mais essentielle : redonner aux réfugiés la liberté de se déplacer, tout en respectant une philosophie de réduction du gaspillage.

S’accrocher à un guidon comme symbole d’espoir

L’atelier est avant tout le lieu où des réfugiés trouvent dans un simple vélo une opportunité. Certains, à leur arrivée, n’avaient jamais appris à en faire. Guy Ollier, bénévole, explique : « Nous avons fait appel à des bénévoles pédagogues pour enseigner les bases du cyclisme. Pour ces personnes, apprendre était comme remonter la pente vers l’autonomie. »

Guy, bénévole depuis 2018, en pleine rénovation d’un vieux vélo

Cet atelier n’est pas uniquement un lieu de réparation, mais un point de départ, une échappée pour ceux qui cherchent à trouver leur équilibre. Chaque mardi après-midi, de 14h à 18h, Guy, Jacques et Eric se rassemblent pour donner une seconde vie à des vélos donnés par des particuliers ou récupérés dans des déchèteries.

Quand la petite reine a tout d’une grande

L’esprit collectif de cet atelier est remarquable. On ne se contente pas de tendre une clef à molette, on offre un guidon pour avancer. Les bénévoles mécanos parlent avec fierté des 45 vélos réparés chaque année, chacun étant le témoin d’une nouvelle aventure humaine. Des anecdotes révèlent comment des réfugiés repartent avec un nouveau souffle grâce à ces vélos.

Apprendre à réparer une crevaison

« Chaque roue qui tourne est une victoire sur l’immobilisme et un coup d’accélérateur vers l’inclusion sociale », confie Jacques Bouchonneau. Husnedine, par exemple, utilise quotidiennement un vélo offert pour se rendre à son travail. Ces histoires, souvent simples, sont profondément inspirantes.

Jacques, bénévole depuis 2022, en pleine réparation

Derrière ces chiffres se cachent aussi des défis. L’association manque parfois de matériel : certaines pièces détachées essentielles doivent être achetées faute de dons suffisants. Les bénévoles espèrent que davantage de particuliers ou d’entreprises locales se mobiliseront pour contribuer à cet effort collectif.

Un impact chiffré

Depuis sa création, l’atelier a permis à plus de 300 réfugiés de trouver un moyen de transport fiable et durable. Environ 70 % des bénéficiaires utilisent leur vélo pour se rendre au travail ou suivre une formation, tandis que les 30 % restants s’en servent pour des activités du quotidien. En parallèle, l’atelier a évacué plusieurs dizaines de kilos de déchets métalliques, contribuant à réduire l’empreinte écologique.

Et demain, quel coup de pédale ?

Un réfugié en pleine discussion avec Francis, bénévole à l’association POUR

L’atelier est ouvert à tous : passionnés de mécanique, curieux d’apprendre ou simples volontaires. Cet espace est un terrain fertile pour créer des liens et avancer ensemble. En participant aux activités de l’atelier, on ne répare pas seulement des vélos, on contribue à « réparer un peu » des vies, un coup de pédale après l’autre.

Usha, toute fière avec son nouveau vélo d’apprentissage

Cet endroit est bien plus qu’un atelier. C’est une passerelle entre les gens, un frein à l’exclusion, un coup de guidon vers l’avenir. Avec davantage de soutien — matériel, financier ou humain — l’association POUR via son atelier vélo pourrait réparer encore plus de vélos. Dans la simplicité d’un coup de pédale se cache souvent une grande solidarité.

Concert à Ogeu-les-Bains : une soirée entre musique et solidarité

Depuis plusieurs années, la commune d’Ogeu-les-Bains se mobilise pour organiser des concerts solidaires, devenus une tradition attendue par les habitants et mélomanes de la région. Ces événements, organisés en décembre ou au printemps, se déroulent dans le cadre enchanteur de l’église de la commune, gracieusement mise à disposition par la paroisse.

Ces concerts de musique classique ont vu se produire des artistes de renommée internationale tels que Pierre Génisson, Léa Villeneuve, et Clara Cassado Rodriguez. Cette année encore, le concert de Noël, tenu le 11 décembre, a rassemblé un public fidèle malgré les frimas de l’hiver. Quatre-vingts spectateurs ont eu le privilège d’écouter la talentueuse pianiste Aurélie Samani, qui a interprété avec virtuosité les célèbres Variations Goldberg de J.S. Bach sur un magnifique piano de concert Bechstein.

Une collaboration fructueuse au service de la solidarité

Ces événements culturels, empreints de générosité, ne pourraient exister sans le soutien de partenaires engagés. L’Institut Heinrich Mann, la commune d’Ogeu-les-Bains, et la paroisse s’associent pour rendre ces soirées possibles. Les fonds récoltés lors des concerts sont intégralement reversés à notre association Piémont Oloron Urgence Réfugiés (POUR) et à Haut Béarn Solidaire (HBS).

Au-delà de l’aspect musical, ces soirées favorisent les échanges et la convivialité. Après chaque représentation, artistes et spectateurs se retrouvent autour d’un verre de l’amitié à la mairie. Ce moment de partage permet d’échanger avec les musiciens dans une atmosphère chaleureuse et bienveillante, renforçant le lien entre culture et solidarité.

Un rendez-vous qui s’inscrit dans la vie culturelle locale

Ces concerts solidaires participent activement au dynamisme culturel de la commune. Leur succès grandissant témoigne de l’intérêt croissant pour la musique classique dans la région, tout en servant une cause noble. Le prochain concert promet une nouvelle expérience musicale exceptionnelle, avec la venue annoncée d’Aurèle Marthan.

Nous vous invitons à venir nombreux à ces soirées qui célèbrent non seulement l’excellence musicale, mais également les valeurs d’entraide et de solidarité. Grâce à votre présence, nous contribuons ensemble à soutenir des actions essentielles pour ceux qui en ont le plus besoin.

Un grand merci à tous les partenaires, bénévoles, artistes et spectateurs qui font de ces concerts un rendez-vous incontournable de la vie d’Ogeu-les-Bains. À très bientôt pour une nouvelle soirée de partage et d’émotions !

Atelier Des Mots et des Couleurs : un festival de partage et de créativité

Le 5 décembre dernier, l’atelier « Des Mots et des Couleurs » s’est transformé en une chaleureuse bulle de créativité et de partage, réunissant petits et grands autour du thème de l’automne. Une session rendue particulièrement vivante par la grève des écoles, qui a permis d’accueillir de nombreuses mamans accompagnées de leurs enfants. Ce fut une opportunité unique de tisser des liens et de partager des moments riches en émotions.

Au cœur de l’atelier, les participants, sous l’œil bienveillant des animatrices – Marie-Christine et les deux Delphine – ont exploré la magie des feuilles d’automne. L’activité phare a été la création collective de mandalas géants en forme de branches d’arbres. Ces œuvres, embellies par l’impression de feuilles colorées, seront complétées lors d’une prochaine séance, prolongeant l’aventure artistique.

En parallèle, chacun a pu exprimer sa créativité à travers des productions individuelles inspirées des modèles exposés. Une invitation à la liberté artistique que les enfants, tout comme leurs parents et les bénévoles, ont joyeusement relevée.

L’atelier a réuni des familles venues de divers horizons : Sayed, Fariba, Maryam et sa fille, Macha et sa fille, Turana et Suleyman, Georgina et ses trois enfants Jorge, Margarita et Ann Kathérin, ainsi que Kaeli, petite-fille de Marie-Christine. Tous ont participé avec enthousiasme, transformant la salle en un espace de convivialité et d’échanges.

La mixité des âges et des expériences a permis de créer une véritable dynamique collective. Des discussions complices entre parents, des moments de rire partagés entre enfants, et des collaborations créatives entre générations ont rythmé l’atelier, donnant lieu à des instants mémorables.

Face à l’engouement suscité, l’équipe d’animation envisage déjà d’élargir l’expérience en proposant des ateliers spécialement dédiés aux familles. Une initiative qui pourrait renforcer encore davantage les liens entre parents, bénévoles et enfants autour de projets créatifs.

Cet atelier restera gravé comme un moment de joie et de partage. Les sourires échangés, les créations colorées et l’énergie positive des participants ont réchauffé les cœurs en cette froide journée de décembre. Les photos témoignent de cette belle réussite, où l’art a une fois de plus démontré son pouvoir rassembleur.

À très bientôt pour de nouvelles aventures artistiques, toujours aussi riches en émotions et en couleurs !

« LA PAROLE AUX ACCUEILLANTS » : un temps pour les bénévoles

La parole aux accueillants est un temps d’échange permettant aux bénévoles de l’association POUR d’exprimer leur vécu, de témoigner de leur expérience d’accompagnement des personnes en situation d’exil présentes sur Oloron.

Le groupe est fondé sur la liberté d’expression, l’absence de jugement et la confidentialité.

Il se réunit approximativement tous les 2 mois.

On peut le décrire ainsi :

– Un temps de partage :

On y partage des émotions, des nouvelles, des réflexions et des idées, on y partage des lectures et des informations. On y soulève des questions. On  y échange sur des choses mal vécues , des inquiétudes, on y amène des satisfactions, de jolies anecdotes, des choses amusantes ou qui font plaisir.

– Un moment pour tisser, renforcer et maintenir des liens :

Des liens entre nous : parce qu’on se parle librement il y a un engagement relationnel qui s’instaure. Parce qu’on s’écoute avec respect, en sachant que la parole ne sortira pas de ce lieu, on développe une confiance . Le sentiment de solidarité se construit et on sait qu’on le retrouvera, si besoin, dans l’action. Le sentiment d’appartenance à un collectif se renforce.

Des liens avec les personnes que nous accompagnons ou celles que nous avons connues et qui sont parties. Le besoin de se transmettre des nouvelles des uns, des autres est très présent. Ce besoin de continuité est un fort marqueur de notre investissement auprès des personnes que nous avons aidées ou croisées . Il trouve ici une belle place.

– Une ressource , une source d’enrichissement :

Par les interventions diversifiées de chacun : (référent(e)s, marraines/parrains, enseignant(e)s , animateurs(trices) d’ateliers multiples, membres du CA…), notre connaissance des personnes accueillies s’enrichit, notre vision des préoccupations de chacun amène à prendre en compte des points de vue différents du notre.

Avec nos personnalités, nos expériences, nos sensibilités différentes nos ressources se multiplient et se renforcent.

Ce temps de partage et de réflexion en commun est un temps propice pour trouver la distance la meilleure dans nos interventions, celle qui sera la plus bénéfique pour les personnes que nous accompagnons mais  aussi la moins à risque et la plus enrichissante pour nous.

Découverte des Métiers de l’Aide à Domicile avec l’ASAD : une rencontre inspirante

Carole Izquierdo, chargée de recrutement à l’ASAD

Mardi 4 décembre 20024, les apprenants de notre association ont eu l’opportunité d’échanger avec Carole Izquierdo, chargée de recrutement à l’Association de Soutien et Aide à Domicile (ASAD). Cette rencontre a permis de mieux comprendre les métiers d’auxiliaire de vie et d’aide à domicile, essentiels pour accompagner les personnes en situation de dépendance.


Les Métiers d’Auxiliaire de Vie et d’Aide à Domicile : plus qu’un travail, une vocation

Janine note au tableau les informations essentielles pour aider les apprenants à la compréhension orale

Carole a commencé par décrire les spécificités des métiers proposés par l’ASAD. Voici les principaux points abordés :

  • Conditions de travail :
    • Le permis B est indispensable en raison de la nécessité de se déplacer souvent sur un territoire vaste.
    • Des indemnités de déplacement sont prévues pour compenser ces trajets.
    • Les plannings, contrats et salaires sont définis en fonction des disponibilités et des besoins des bénéficiaires.
  • Tâches réalisées au quotidien :
    • Ménage, préparation des repas, aide aux transferts, courses, ou encore toilettes.
    • Des missions variées qui demandent un sens aigu de l’écoute et de l’adaptabilité.
  • Moyens mis à disposition :
    • Un téléphone professionnel pour gérer les missions.
    • Un QR code pour vérifier les présences sur le terrain.
    • Un classeur de suivi pour noter les tâches effectuées et garantir une transparence vis-à-vis des bénéficiaires.

Un recrutement accessible et une formation personnalisée

Les apprenants sont attentifs et curieux

Carole a insisté sur le fait qu’aucun diplôme n’est requis pour postuler. Cependant, l’ASAD accompagne ses nouvelles recrues avec une formation immersive :

Apprentissage en binôme : Les débutants sont accompagnés par des employés expérimentés sur le terrain.

Découverte dans un appartement témoin : Un espace aménagé permet de s’exercer en conditions réelles.

Cette approche pédagogique favorise une intégration progressive et assure une montée en compétences rapide.


Un secteur en pleine mutation et des défis à relever

Les échanges ont permis d’aborder les difficultés spécifiques à ces métiers :

  • Horaires fluctuants : Il est souvent compliqué d’harmoniser les plannings avec le temps scolaire, un défi pour les parents.
  • Déplacements fréquents : En l’absence de transports en commun efficaces, une voiture personnelle est parfois indispensable. Cependant, l’usage du vélo ou du scooter peut être une alternative dans certaines zones limitées, comme à Oloron Sainte-Marie, mais les tournées de ce type sont rares.

Atelier Pratique : simulation d’Inscription

Pour conclure, une démonstration de l’inscription en ligne via le formulaire de candidature de l’ASAD a été réalisée. Cette étape, accessible et intuitive, permet de simplifier le processus pour les futurs candidats.


Un Moment de Partage et de Convivialité

Les échanges se sont déroulés dans une ambiance détendue et bienveillante. Les apprenants ont posé de nombreuses questions, témoignant de leur intérêt pour ces métiers. La bonne humeur de Carole Izquierdo a rendu cette rencontre à la fois enrichissante et motivante.

Sortie aux grottes de Bétharram

Mardi 15 octobre, avec Roseline, G., C. et D.  nous avons pris le bus, avec une trentaine de participants du Club Léo Lagrange,  pour nous rendre aux Grottes de Bétharram.
Petit café en arrivant sur place puis ce fut un joli Voyage au cœur de la terre. Nous avons découvert des salles et des galeries, offrant un spectacle de formations géologiques époustouflantes. Stalagmites, stalactites, des colonnes gigantesques et autres formations. 
 La visite s’est terminée par un passage en bateau sur une rivière souterraine et ensuite un petit train nous a ramené à la lumière du jour !

Après un  pique-nique, nous sommes allés,  dans la petite ville de Saint Pé de Bigorre pour une promenade digestive.

Une belle journée chaleureuse et gaie.

Aurélie