Dans une ambiance chaleureuse et détendue, notre dernier atelier cuisine a réuni bénévoles et réfugiés pour un moment de partage culinaire et humain essentiel. Petites mains agiles et grandes âmes généreuses se sont retrouvées autour des fourneaux pour concocter un délicieux repas fait maison.
Des petites mains talentueuses en cuisine
Alphonse, Mallyum, Sangpo, très efficaces, ont cuisiné aux côtés de Chantal, Janine, Maguy et Gisela. L’effervescence régnait en cuisine : on pèle, on coupe, on surveille les cuissons, chacun apportant sa touche personnelle au menu du jour.
Au programme, un velouté citrouille butternut onctueux, suivi d’une tortilla aux pommes de terre dorée à souhait, accompagnée d’une salade verte fraîche et croquante. Pour clore ce repas en beauté, un gâteau aux pommes maison accompagné de sa compote. Et comme une belle surprise venue d’ailleurs, Martha avait préparé des beignets traditionnels selon la recette de son pays, ajoutant ainsi une note exotique et chaleureuse à ce festin.
Un moment de partage autour de la table
Les convives n’ont pas manqué d’exprimer leur plaisir gustatif. Francis, Jean-Marc, Tom, Joëlle, Gérard, Komy et son épouse Fafa ont tous témoigné de leur satisfaction : « Nous nous sommes régalés ! », ont-ils unanimement affirmé.
Au-delà des saveurs, c’est un vrai moment de partage et de convivialité qui s’est créé, permettant à chacun d’échanger, de découvrir de nouvelles cultures et de tisser des liens sincères. Janine, Maguy et Chantal, toujours fidèles au poste, ont veillé à ce que tout le monde se sente à l’aise et intégré.
En mêlant bénévoles et réfugiés autour de projets concrets et joyeux, nous contribuons, à notre échelle, à bâtir un monde plus ouvert et bienveillant. Un grand merci à tous les participants, aux petites mains et aux grands cœurs. À très vite pour un nouveau rendez-vous gourmand et solidaire !
🕊️ Un moment de recueillement, un cri pour la justice
Ce 6 février 2025, à Pau, nous étions rassemblés devant la Mairie, puis la Préfecture, à l’appel du CRDE Solidarité Migrants Pau-Béarn et de plusieurs associations engagées pour les droits des exilé(e)s. Cette date marquait la 10ᵉ Journée Internationale des Morts et Disparus aux Frontières et sur les Routes de l’Exil.
Malgré un temps gris, les rues de Pau ont résonné des voix et des revendications de celles et ceux qui refusent l’oubli et l’indifférence. Entre recueillement et colère, nous avons honoré la mémoire des milliers de personnes mortes aux frontières, victimes de politiques migratoires répressives.
Un hommage aux disparu(e)s
Une minute de silence a été respectée. Puis, des prises de parole ont rappelé les drames quotidiens en Méditerranée, aux frontières de l’Europe, et jusqu’en France, où les politiques de non-accueil et de répression précarisent et mettent en danger des milliers d’exilé(e)s.
Le collectif CRDE a dénoncé les récentes décisions gouvernementales, notamment l’abrogation de la circulaire Valls et le durcissement des conditions d’admission au séjour, qui rendent l’intégration encore plus difficile.
Des revendications claires et une marche déterminée
Après cet hommage, la manifestation s’est dirigée vers la Préfecture.
Nous avons exprimé trois revendications majeures :
1️⃣ Honorer et reconnaître la mémoire des personnes exilées décédées sur les routes de l’exil. 2️⃣ Exiger une politique migratoire digne, fondée sur l’accueil et l’intégration. 3️⃣ Dénoncer les discours et mesures xénophobes du gouvernement.
La colère était vive face aux propos de François Bayrou, Premier ministre et maire de Pau, qui évoquait récemment une supposée « submersion migratoire », un vocabulaire emprunté aux extrêmes, dangereux et indigne d’un responsable politique.
Une mobilisation qui continue
Cette 10ᵉ Journée Internationale était une journée de mémoire, mais aussi de lutte. Notre mobilisation ne s’arrêtera pas là.
➡️ Nous continuerons à interpeller les pouvoirs publics, notamment le préfet des Pyrénées-Atlantiques, pour exiger des réponses claires sur les politiques migratoires locales. ➡️ Nous poursuivrons notre travail d’accompagnement et de solidarité avec les personnes exilées. ➡️ Nous réaffirmerons, à chaque instant, que les droits humains ne sont pas négociables.
Mardi 28 janvier 2025, les participants à l’atelier conseils pré emploi et d’autres réfugiés de l’association POUR ont eu l’opportunité de découvrir le monde agricole à travers une visite enrichissante au Lycée Agricole d’Oloron. Accueillis en début d’après-midi par John Kneppers, responsable des élevages et ancien élève de Jean-Pierre, bénévole à l’atelier conseils pré emploi, les réfugiés et quelques bénévoles ont plongé au cœur des réalités d’une exploitation agricole.
L’élevage de brebis laitières : un pilier de l’exploitation
Composition du troupeau
La visite a permis de mieux comprendre l’activité principale de la ferme du lycée, qui repose sur l’élevage de brebis laitières. Le troupeau est composé de 450 brebis adultes de race locale Basco-Béarnaise, 110 jeunes agnelles et une quinzaine de béliers.
Production de lait et transformation
La production repose principalement sur le lait transformé en fromage AOP Ossau-Iraty et sur l’élevage d’agneaux destinés au marché espagnol. John a détaillé le cycle annuel de production, débutant en octobre avec les premiers agnelages, une période particulièrement intense qui s’étend jusqu’à février avec la mise-bas des agnelles. Cette phase comprend la traite (2 litres par jour et par brebis), l’allaitement des nouveaux-nés, ainsi que les soins sanitaires et alimentaires réguliers.
Estive et entretien du troupeau
L’été marque une étape clé dans la gestion du troupeau : à la mi-juin, les brebis montent en estive, où certaines sont encore traites jusqu’à la mi-août. Le berger qui les accueille se rémunère en transformant leur lait en fromage. De retour à Soeix en septembre, les brebis sont tondues, bien que la laine ait aujourd’hui une valeur marchande très faible.
Soins et suivi sanitaire
Sur le plan sanitaire, les soins incluent notamment la vermifugation et la taille des onglons, interventions essentielles pour maintenir la santé des animaux.
Une diversité d’infrastructures agricoles
La salle de traite
Après ces explications, les visiteurs ont pu découvrir la salle de traite et observer le déroulé de cette étape quotidienne.
La transformation du lait
Ils ont ensuite accédé à la laiterie, à la salle de fabrication fromagère et au saloir, en prenant soin de respecter les normes sanitaires en enfilant des sur-chaussures.
Un troupeau de vaches allaitantes pour la conservation des races locales
Caractéristiques de la race Béarnaise
L’exploration s’est poursuivie avec la rencontre d’une partie du troupeau de vaches allaitantes en train de pâturer sur les prairies pentues proches du lycée. Ce troupeau, composé de vaches de race Béarnaise – une race rustique aux cornes en lyre – s’inscrit dans la volonté de l’établissement de préserver les races locales anciennes.
Rôle économique de l’élevage bovin
La vente des veaux assure un complément de revenu à l’exploitation.
Une expérience enrichissante et inspirante
Un public curieux et impliqué
Tout au long de la visite, les réfugiés se sont montrés particulièrement attentifs, prenant des photos, utilisant leurs traducteurs et partageant leurs expériences. Ils ont posé de nombreuses questions, témoignant d’un réel intérêt pour les métiers de l’agriculture.
Un avenir possible dans l’agriculture ?
Si l’établissement ne peut pas accueillir de stagiaires ni proposer directement de formations, cette immersion a peut-être suscité de nouvelles vocations parmi les visiteurs. En effet, les métiers agricoles font face à une pénurie de main-d’œuvre, et cette découverte a pu éveiller l’intérêt de certains apprenants pour ces professions essentielles à la préservation du patrimoine et à l’économie locale.
Un grand merci à John Knepperset au Lycée Agricole d’Oloron pour leur accueil et la transmission de leur passion !
Voici les temps forts d’un samedi de partage et de convivialité au sein de notre association. Après une interruption de quelques semaines, l’atelier cuisine a repris du service. Samedi 18 janvier, il a rassemblé petits et grands autour d’une belle table et d’un délicieux repas.
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Une organisation en douceur
Jacqueline et Héléna ont pris les choses en main pour démarrer la journée calmement. Dès le début, tout a été préparé avec soin : trois groupes ont été constitués pour gérer l’entrée, le plat principal et le dessert. Pendant que la table se dressait dans le calme, chacun s’apprêtait à un moment placé sous le signe de la solidarité et de la bonne humeur.
L’arrivée des participants et la mise en mouvement
Petit à petit, la cuisine a commencé à s’animer. Crépine est arrivée accompagnée de Roseline, Alif et Usha, prêts à mettre la main à la pâte. Gisela a rejoint le groupe avec enthousiasme et s’est aussitôt attelée à la préparation du gâteau au yaourt.
Aline est venue avec une fille de Georgina, et deux autres petits. Tout le monde semblait heureux de se retrouver dans la cuisine, et l’énergie collective s’est vite mise en mouvement. Une vraie fourmilière en action !
Des invités et des sourires
Francis est passé à plusieurs reprises pour prendre des nouvelles, tandis que les invités Pierre, Chrystèle, Jean-Paul, Claire et Dominique s’installaient à table. Les enfants de Crépine, Aïssatou, Boris, Marina, Massila, Madi et Sajib étaient également de la partie, apportant leur joie et leur insouciance.
Un menu riche et savoureux
Voici ce que nous avons dégusté lors de ce repas :
Entrée : Soupe de courge au lait de coco et ail
Plat principal : Chili con carne accompagné de riz
Fromage
Desserts : Salade de fruits et gâteau au yaourt
Chaque plat a été préparé avec soin et partage, et le repas s’est déroulé dans une ambiance de partage et de bonne humeur. Nous avons tous savouré ces délices maison.
Une aide collective pour le rangement
Une fois le repas terminé, les dernières arrivées se sont mobilisées pour aider à la vaisselle et au rangement. La salle et la cuisine se sont vidées dans une atmosphère toujours aussi bon enfant, chacun mettant la main à la pâte pour clore cette belle parenthèse gourmande.
Rendez-vous au prochain atelier samedi 8 février
Nous avions initialement prévu treize participants, mais nous étions finalement vingt-quatre ! Une grande table bien remplie dans la salle principale et une autre dans la cuisine ont accueilli tout le monde, des plus jeunes aux mamans et leurs amies.
Ces instants de convivialité rappellent combien il est précieux de se rassembler pour cuisiner, partager et créer ensemble des souvenirs uniques.
Le prochain atelier aura lieu le 8 février. Nous avons hâte de vous retrouver pour un moment gourmand et solidaire.
Samedi 21 décembre 2024, l’association POUR a vécu un moment rempli de joie et de surprises lors de la distribution des cadeaux aux 25 enfants des réfugiés que nous accompagnons. Les sourires illuminant leurs visages témoignaient de leur bonheur face à cette belle surprise préparée avec soin par nos bénévoles et des jeunes du centre social d’Oloron.
Petits et grands d’humeur festive
Pour rendre cet événement encore plus spécial, nous avons eu la chance d’accueillir deux clowns qui ont émerveillé petits et grands. Patricia, nouvelle bénévole, et Aurélie, que nous avons découverte sous un jour inédit, ont su captiver l’assemblée avec une prestation pleine de rires et de bonne humeur. L’ambiance était réellement magique, créant des souvenirs précieux pour tous les présents.
Un moment gourmand après l’ouverture des cadeaux
Les enfants ont également eu l’occasion de partager un goûter festif, composé de gâteaux, de chocolats et de friandises. Ce moment gourmand a permis aux petits de profiter pleinement de la fête tout en échangeant entre eux et avec les adultes présents. Le plaisir de voir tant de bonheur sur leurs visages était une récompense inestimable pour tous ceux qui ont contribué à cet événement.
Le dernier apéro de l’année
Après cette belle après-midi festive, nous avons clôturé la journée avec le dernier apéro de l’année, réunissant réfugiés et bénévoles dans un moment de convivialité et de partage. Ce fut une occasion précieuse de tisser des liens, d’échanger sur les expériences vécues au sein de l’association et d’accueillir de nouveaux membres dans une atmosphère chaleureuse.
Des instants de complicité
La musique et la danse se sont également invitées à la fête, prolongeant la soirée bien au-delà de ce qui était prévu initialement. Les rires et la bonne humeur étaient contagieux, et il était touchant de voir combien ces instants de complicité pouvaient rassembler des personnes d’horizons différents dans un esprit de fraternité.
Ce moment de partage nous rappelle combien la solidarité et l’engagement de chacun font la richesse de l’association POUR. Un immense merci à tous ceux qui ont contribué à cette belle fête et à tous ceux qui, chaque jour, rendent ces moments possibles ! Grâce à vous, ces instants de bonheur et de générosité se perpétuent, offrant aux enfants et aux familles un véritable espace de réconfort et de bienveillance.
Nous sommes prêts pour de nouvelles aventures solidaires !
L’atelier vélo de l’association POUR incarne une dynamique solidaire unique, où chaque bicyclette réparée raconte une histoire, chaque coup de pédale rapproche les individus et chaque dérailleur ajusté change une trajectoire de vie.
L’atelier vélo à l’Ecole Labarraque tous les mardi de 14h à 18h – Reprise de l’atelier 7 janvier 2025
Créé en 2018, cet atelier s’est installé à l’école Labarraque en août 2022 après plusieurs périodes de transitions. La mission de cet espace est simple mais essentielle : redonner aux réfugiés la liberté de se déplacer, tout en respectant une philosophie de réduction du gaspillage.
S’accrocher à un guidon comme symbole d’espoir
L’atelier est avant tout le lieu où des réfugiés trouvent dans un simple vélo une opportunité. Certains, à leur arrivée, n’avaient jamais appris à en faire. Guy Ollier, bénévole, explique : « Nous avons fait appel à des bénévoles pédagogues pour enseigner les bases du cyclisme. Pour ces personnes, apprendre était comme remonter la pente vers l’autonomie. »
Guy, bénévole depuis 2018, en pleine rénovation d’un vieux vélo
Cet atelier n’est pas uniquement un lieu de réparation, mais un point de départ, une échappée pour ceux qui cherchent à trouver leur équilibre. Chaque mardi après-midi, de 14h à 18h, Guy, Jacques et Eric se rassemblent pour donner une seconde vie à des vélos donnés par des particuliers ou récupérés dans des déchèteries.
Quand la petite reine a tout d’une grande
L’esprit collectif de cet atelier est remarquable. On ne se contente pas de tendre une clef à molette, on offre un guidon pour avancer. Les bénévoles mécanos parlent avec fierté des 45 vélos réparés chaque année, chacun étant le témoin d’une nouvelle aventure humaine. Des anecdotes révèlent comment des réfugiés repartent avec un nouveau souffle grâce à ces vélos.
Apprendre à réparer une crevaison
« Chaque roue qui tourne est une victoire sur l’immobilisme et un coup d’accélérateur vers l’inclusion sociale », confie Jacques Bouchonneau. Husnedine, par exemple, utilise quotidiennement un vélo offert pour se rendre à son travail. Ces histoires, souvent simples, sont profondément inspirantes.
Jacques, bénévole depuis 2022, en pleine réparation
Derrière ces chiffres se cachent aussi des défis. L’association manque parfois de matériel : certaines pièces détachées essentielles doivent être achetées faute de dons suffisants. Les bénévoles espèrent que davantage de particuliers ou d’entreprises locales se mobiliseront pour contribuer à cet effort collectif.
Un impact chiffré
Depuis sa création, l’atelier a permis à plus de 300 réfugiés de trouver un moyen de transport fiable et durable. Environ 70 % des bénéficiaires utilisent leur vélo pour se rendre au travail ou suivre une formation, tandis que les 30 % restants s’en servent pour des activités du quotidien. En parallèle, l’atelier a évacué plusieurs dizaines de kilos de déchets métalliques, contribuant à réduire l’empreinte écologique.
Et demain, quel coup de pédale ?
Un réfugié en pleine discussion avec Francis, bénévole à l’association POUR
L’atelier est ouvert à tous : passionnés de mécanique, curieux d’apprendre ou simples volontaires. Cet espace est un terrain fertile pour créer des liens et avancer ensemble. En participant aux activités de l’atelier, on ne répare pas seulement des vélos, on contribue à « réparer un peu » des vies, un coup de pédale après l’autre.
Usha, toute fière avec son nouveau vélo d’apprentissage
Cet endroit est bien plus qu’un atelier. C’est une passerelle entre les gens, un frein à l’exclusion, un coup de guidon vers l’avenir. Avec davantage de soutien — matériel, financier ou humain — l’association POUR via son atelier vélo pourrait réparer encore plus de vélos. Dans la simplicité d’un coup de pédale se cache souvent une grande solidarité.
Depuis plusieurs années, la commune d’Ogeu-les-Bains se mobilise pour organiser des concerts solidaires, devenus une tradition attendue par les habitants et mélomanes de la région. Ces événements, organisés en décembre ou au printemps, se déroulent dans le cadre enchanteur de l’église de la commune, gracieusement mise à disposition par la paroisse.
Ces concerts de musique classique ont vu se produire des artistes de renommée internationale tels que Pierre Génisson, Léa Villeneuve, et Clara Cassado Rodriguez. Cette année encore, le concert de Noël, tenu le 11 décembre, a rassemblé un public fidèle malgré les frimas de l’hiver. Quatre-vingts spectateurs ont eu le privilège d’écouter la talentueuse pianiste Aurélie Samani, qui a interprété avec virtuosité les célèbres Variations Goldberg de J.S. Bach sur un magnifique piano de concert Bechstein.
Une collaboration fructueuse au service de la solidarité
Ces événements culturels, empreints de générosité, ne pourraient exister sans le soutien de partenaires engagés. L’Institut Heinrich Mann, la commune d’Ogeu-les-Bains, et la paroisse s’associent pour rendre ces soirées possibles. Les fonds récoltés lors des concerts sont intégralement reversés à notre association Piémont Oloron Urgence Réfugiés (POUR) et à Haut Béarn Solidaire (HBS).
Au-delà de l’aspect musical, ces soirées favorisent les échanges et la convivialité. Après chaque représentation, artistes et spectateurs se retrouvent autour d’un verre de l’amitié à la mairie. Ce moment de partage permet d’échanger avec les musiciens dans une atmosphère chaleureuse et bienveillante, renforçant le lien entre culture et solidarité.
Un rendez-vous qui s’inscrit dans la vie culturelle locale
Ces concerts solidaires participent activement au dynamisme culturel de la commune. Leur succès grandissant témoigne de l’intérêt croissant pour la musique classique dans la région, tout en servant une cause noble. Le prochain concert promet une nouvelle expérience musicale exceptionnelle, avec la venue annoncée d’Aurèle Marthan.
Nous vous invitons à venir nombreux à ces soirées qui célèbrent non seulement l’excellence musicale, mais également les valeurs d’entraide et de solidarité. Grâce à votre présence, nous contribuons ensemble à soutenir des actions essentielles pour ceux qui en ont le plus besoin.
Un grand merci à tous les partenaires, bénévoles, artistes et spectateurs qui font de ces concerts un rendez-vous incontournable de la vie d’Ogeu-les-Bains. À très bientôt pour une nouvelle soirée de partage et d’émotions !
Le 5 décembre dernier, l’atelier « Des Mots et des Couleurs » s’est transformé en une chaleureuse bulle de créativité et de partage, réunissant petits et grands autour du thème de l’automne. Une session rendue particulièrement vivante par la grève des écoles, qui a permis d’accueillir de nombreuses mamans accompagnées de leurs enfants. Ce fut une opportunité unique de tisser des liens et de partager des moments riches en émotions.
Des feuilles d’automne comme toile de fond
Au cœur de l’atelier, les participants, sous l’œil bienveillant des animatrices – Marie-Christine et les deux Delphine – ont exploré la magie des feuilles d’automne. L’activité phare a été la création collective de mandalas géants en forme de branches d’arbres. Ces œuvres, embellies par l’impression de feuilles colorées, seront complétées lors d’une prochaine séance, prolongeant l’aventure artistique.
En parallèle, chacun a pu exprimer sa créativité à travers des productions individuelles inspirées des modèles exposés. Une invitation à la liberté artistique que les enfants, tout comme leurs parents et les bénévoles, ont joyeusement relevée.
Une rencontre intergénérationnelle pleine de vie
L’atelier a réuni des familles venues de divers horizons : Sayed, Fariba, Maryam et sa fille, Macha et sa fille, Turana et Suleyman, Georgina et ses trois enfants Jorge, Margarita et Ann Kathérin, ainsi que Kaeli, petite-fille de Marie-Christine. Tous ont participé avec enthousiasme, transformant la salle en un espace de convivialité et d’échanges.
La mixité des âges et des expériences a permis de créer une véritable dynamique collective. Des discussions complices entre parents, des moments de rire partagés entre enfants, et des collaborations créatives entre générations ont rythmé l’atelier, donnant lieu à des instants mémorables.
Une idée à renouveler
Face à l’engouement suscité, l’équipe d’animation envisage déjà d’élargir l’expérience en proposant des ateliers spécialement dédiés aux familles. Une initiative qui pourrait renforcer encore davantage les liens entre parents, bénévoles et enfants autour de projets créatifs.
Un succès sous le signe de l’automne
Cet atelier restera gravé comme un moment de joie et de partage. Les sourires échangés, les créations colorées et l’énergie positive des participants ont réchauffé les cœurs en cette froide journée de décembre. Les photos témoignent de cette belle réussite, où l’art a une fois de plus démontré son pouvoir rassembleur.
À très bientôt pour de nouvelles aventures artistiques, toujours aussi riches en émotions et en couleurs !
La parole aux accueillants est un temps d’échange permettant aux bénévoles de l’association POUR d’exprimer leur vécu, de témoigner de leur expérience d’accompagnement des personnes en situation d’exil présentes sur Oloron.
Le groupe est fondé sur la liberté d’expression, l’absence de jugement et la confidentialité.
Il se réunit approximativement tous les 2 mois.
On peut le décrire ainsi :
– Un temps de partage :
On y partage des émotions, des nouvelles, des réflexions et des idées, on y partage des lectures et des informations. On y soulève des questions. On y échange sur des choses mal vécues , des inquiétudes, on y amène des satisfactions, de jolies anecdotes, des choses amusantes ou qui font plaisir.
– Un moment pour tisser, renforcer et maintenir des liens :
Des liens entre nous : parce qu’on se parle librement il y a un engagement relationnel qui s’instaure. Parce qu’on s’écoute avec respect, en sachant que la parole ne sortira pas de ce lieu, on développe une confiance . Le sentiment de solidarité se construit et on sait qu’on le retrouvera, si besoin, dans l’action. Le sentiment d’appartenance à un collectif se renforce.
Des liens avec les personnes que nous accompagnons ou celles que nous avons connues et qui sont parties. Le besoin de se transmettre des nouvelles des uns, des autres est très présent. Ce besoin de continuité est un fort marqueur de notre investissement auprès des personnes que nous avons aidées ou croisées . Il trouve ici une belle place.
– Une ressource , une source d’enrichissement :
Par les interventions diversifiées de chacun : (référent(e)s, marraines/parrains, enseignant(e)s , animateurs(trices) d’ateliers multiples, membres du CA…), notre connaissance des personnes accueillies s’enrichit, notre vision des préoccupations de chacun amène à prendre en compte des points de vue différents du notre.
Avec nos personnalités, nos expériences, nos sensibilités différentes nos ressources se multiplient et se renforcent.
Ce temps de partage et de réflexion en commun est un temps propice pour trouver la distance la meilleure dans nos interventions, celle qui sera la plus bénéfique pour les personnes que nous accompagnons mais aussi la moins à risque et la plus enrichissante pour nous.