Interprétée par un groupe de réfugiés et de bénévoles de notre association POUR, elle donne une seconde vie à la célèbre chanson de Michel Fugain, dans un contexte bouleversant d’exil, de résilience et de fraternité.
Les voix que vous entendez ne sont pas celles de professionnels. Ce sont celles de personnes venues d’ailleurs, qui ont fui la guerre, la pauvreté ou l’oppression. Accompagnées par des citoyens engagés, elles ont uni leurs voix pour faire résonner un message d’espoir, de liberté, et de lien humain.
« Fais comme l’oiseau, ça vit d’air pur et d’eau fraîche… »
Ces paroles, connues de tous, prennent ici un sens nouveau. Elles parlent de survie, mais aussi de dignité. De l’art de continuer à chanter, de continuer à espérer.
Cette interprétation n’est pas parfaite, nous partageons avec vous l’émotion de ce geste humain collectif, la chaleur d’un chœur improvisé.
Écoutez notre « oiseau » avec le cœur !
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Il y a des jours où tout est réuni pour un moment particulier : le soleil, une ambiance chaleureuse, les parfums qui s’élèvent des fourneaux, les rires des enfants. Samedi 24 mai, l’atelier cuisine a fait carton plein.
Un menu généreux
Les animatrices du jour – Françoise, Janine et Isabelle – avaient imaginé un menu aussi simple que savoureux, parfaitement adapté aux goûts de chacun, tout en respectant l’esprit de partage propre à nos ateliers.
des tartines de sardines, croquantes et parfumées, pour éveiller les papilles dès les premières bouchées ;
un parmentier de lentilles riche et fondant, réconfortant comme un plat mijoté en famille ;
et pour clore ce repas sur une note sucrée, une tarte tatin dorée, caramélisée, que certains découvraient pour la première fois !
Une belle tablée
C’est un vrai bonheur de voir combien nos ateliers attirent des familles d’horizons variés, venues pour cuisiner, mais aussi pour échanger, rire, transmettre, et tisser des liens.
Côté enfants : Margharida (avec Georgina), Suliman et Benazir (avec Sahra), Tiffany (avec Yesenia), Pourdil, Anas, Khadidja (avec Husniyai).
Et nous adressons un grand merci à Jacqueline et Gisela, venues apporter des moules pour les tartes et du pain.
Un repas au soleil et une chanson
Après avoir cuisiné ensemble dans la bonne humeur, nous avons eu la chance de déguster notre repas dehors, profitant d’un beau soleil printanier. Les enfants couraient autour des tables, les adultes discutaient, et chacun savourait les plats et l’instant présent.
Le moment fort du dessert ? Sans hésiter, la chanson improvisée par notre cher Evgueny. Avec sa voix, son cœur et son énergie, il a su, une fois encore, créer une émotion partagée, sincère, pleine de ferveur et de joie.
Un moment solidaire
Ces ateliers, au-delà de la cuisine, sont un vrai laboratoire de solidarité, d’inclusion et de plaisir partagé. On y apprend autant une astuce culinaire qu’un mot dans une autre langue.
Un grand merci à toutes les personnes présentes. À celles qui cuisinent, qui encouragent, qui goûtent, qui aident à ranger, qui chantent, qui écoutent.
Le jeudi 22 mai 2025, Anana, Fatoumata, Patrick, Alphonse, Ladji et Madi ont eu l’opportunité de vivre une immersion au sein de la section CAP Agent Accompagnant au Grand Âge (CAP AAGA) du lycée du 4 septembre, à l’invitation bienveillante de l’équipe enseignante.
Accueil chaleureux et immersion dans le quotidien des élèves
Dès notre arrivée, nous avons été accueillis avec une grande chaleur par les élèves de la section, leur professeur de cuisine Ophélie Caminade, ainsi que par l’équipe éducative. Le programme de l’après-midi annonçait une expérience complète : visite des locaux, atelier cuisine, échanges autour du métier, et goûter collectif.
Les élèves, déjà bien préparées, ont immédiatement intégré nos participants aux différentes étapes de la session. Après un rapide passage par les vestiaires, distribution de charlottes et de tabliers, chacun a pu prendre la mesure des exigences du cadre professionnel : respect des normes d’hygiène, rigueur dans l’organisation du poste de travail, discipline dans la manipulation des ingrédients.
Une cuisine pédagogique professionnelle, reflet du réel
Guidés par Ophélie Caminade, nous avons découvert une cuisine pédagogique impressionnante, pensée comme une réplique miniature de celles qu’on retrouve dans les établissements médico-sociaux. Tout y est : zones délimitées pour éviter les contaminations croisées, légumerie, plonge professionnelle, local à produits d’entretien, zones de stockage, espace de compost. L’établissement s’inscrit dans une logique écologique avec tri sélectif, réduction des déchets et valorisation du compost.
Ce CAP AAGA forme à des métiers en contact direct avec les personnes âgées, en EHPAD notamment. L’hygiène et la sécurité alimentaire y sont donc enseignées avec une exigence qui prépare les élèves au réel, dans des conditions proches de celles qu’elles rencontreront en milieu professionnel.
Ateliers muffins et pédagogie active
Répartis en petits groupes, nous avons mis la main à la pâte pour confectionner ensemble des muffins aux pépites de chocolat. Chaque binôme d’élèves accompagnait des membres de l’association dans la réalisation de la recette. L’occasion d’échanger savoir-faire et anecdotes. Ce fut un moment d’apprentissage mutuel, à la fois technique, humain et culturel.
La pédagogie d’Ophélie, à la fois structurée et bienveillante, laissait toute leur place aux interactions. Elle en a profité pour expliquer le déroulement des cours : lecture préalable des recettes, préparation et désinfection du matériel, organisation du poste de travail… tout un savoir-faire à la croisée de la cuisine, du service, de la propreté et de l’accompagnement.
Goûter partagé et discussion interculturelle
Autour des muffins fraîchement sortis du four, nous avons poursuivi nos échanges dans une ambiance très conviviale. Les discussions ont vite pris une tournure interculturelle passionnante : les sources de protéines varient fortement d’un pays à l’autre ! Alors que certains ont évoqué la consommation de singe, chien ou chat dans leur pays d’origine, d’autres ont partagé leur goût pour les escargots, les cuisses de grenouilles ou encore les grillons. Un échange libre, respectueux, qui a illustré la richesse des cultures et des regards sur l’alimentation.
Rencontre avec un chef cuisinier passionné
Pour clore la visite, nous avons eu la chance de rencontrer Joël Déchamps, chef cuisinier de l’établissement. En toute simplicité, il a partagé son parcours, ses valeurs et sa passion pour le métier. Troisième génération de cuisiniers dans sa famille, il a insisté sur l’importance du goût du partage, de la curiosité et de l’endurance dans cette profession exigeante.
Il a évoqué la possibilité de se reconvertir à tout âge dans les métiers de la cuisine, soulignant les débouchés, la diversité des parcours de formation (CAP, titre professionnel, alternance…) et l’intérêt de stages d’immersion pour confirmer une vocation. Son message aux participants fut clair : avec de la motivation, de la rigueur et l’envie de faire plaisir, chacun peut s’épanouir dans ce secteur.
Une expérience riche de sens et d’enseignements
Cet après-midi a été bien plus qu’une simple visite : elle a permis de créer du lien entre jeunes en formation et adultes en insertion, entre professionnels et personnes en reconversion, entre cultures, récits de vie et projets d’avenir.
Un immense merci à toute l’équipe du lycée du 4 septembre, et particulièrement à Ophélie Caminade, Nadia Porte-Laborde (CPE), Joël Déchamps et au proviseur M. Muñoz pour leur accueil, leur générosité et leur engagement.
Nous repartons inspirés et nourris, au propre comme au figuré. Avec l’espoir de renouveler très vite cette expérience. Et pourquoi pas un atelier cuisine tous ensemble un samedi ?
Samedi 10 mai, la cuisine de l’association POUR s’est transformée en table africaine grâce à Djénéba, qui a cuisiné un Tieb blanc (ou Thiebou wekh), ce délicieux riz au poulet sénégalais, riche en goût et en générosité. 👉 Voir la recette ici
Une cuisine partagée, une ambiance joyeuse
Djénéba n’a pas cuisiné seule : elle était entourée d’un joyeux groupe de bénévoles et de familles venues prêter main-forte et partager ce moment convivial. Parmi eux : Annie, Sarah et ses enfants, Malyum, Crépine et ses filles, Georgina et ses enfants, Anne Catherine, Kanan, Massila, Francis, Gabriela, Patrick, Marie-Noëlle… Le tout sous l’œil attentif de Jacqueline, toujours présente pour veiller au bon déroulement.
Un régal pour tous, un moment chaleureux
Une fois le plat prêt, les gourmands n’ont pas tardé à se mettre à table ! Dans une ambiance détendue et chaleureuse, chacun a pu savourer ce mets traditionnel, cuisiné avec cœur. Ce fut un vrai moment de partage, de découverte et de plaisir collectif.
Une idée insolite a germé : et si, la prochaine fois, on apprenait à marcher avec une bassine sur la tête ?
De l’Ukraine à Moumour à l’Ukraine : un parcours de résilience
Pendant 18 mois, la famille de Valentyna a vécu à Moumour, après avoir fui la guerre en Ukraine. Parmi eux, sa fille Anna — ou Anya pour les proches — a su transformer l’exil en tremplin. À seulement 14 ans, Anna Aleksandrova brillait déjà sur les tatamis internationaux, et ce malgré un quotidien marqué par l’incertitude et l’éloignement du pays natal.
Une victoire arrachée à l’adversité
Lors du dernier tournoi international de Talline, Anna a remporté quatre médailles, dont trois en or et une en bronze. Un exploit qui dépasse le cadre du sport. Comme l’a dit sa mère Valentyna avec émotion :
« Compte tenu des circonstances de notre vie, l’entraînement intense pendant les bombardements, et les nuits blanches, cette victoire est malgré tout — et pas à cause de tout ça. Elle le désirait tellement. »
Cette phrase résume à elle seule la force de caractère d’Anna : une volonté de fer, forgée dans la tourmente.
Une grande championne en devenir
Anna avait pu poursuivre son entraînement à Moumour grâce au soutien local et à sa discipline inflexible. Elle pratique le taekwondo ITF, un sport qui demande rigueur, concentration et détermination. Son objectif ? Devenir championne du monde.
Une fierté immense, un souffle d’espoir
Ces victoires ne sont pas seulement sportives. Elles sont humaines, profondes, symboliques. Elles apportent à Anna, à sa mère Valentyna et à toute leur famille un bonheur immense, une bouffée d’oxygène dans une période encore marquée par la douleur et l’incertitude.
Anna nous rappelle, à travers ses exploits, que le talent, le travail et la passion peuvent triompher de tout. Et que même dans les moments les plus sombres, une flamme peut continuer de briller.
Bravo Anna, toute l’équipe de l’association POUR est fière de toi. Continue de nous inspirer !
Nous étions de la partie jeudi 24 avril à la Roller Party organisée au gymnase du lycée Supervielle à Oloron… et quelle soirée !
Un petit groupe de l’association POUR ambiancé par Aurélie a enfilé les patins pour s’initier à la glisse sur fond de musique disco. Entre premiers pas hésitants, éclats de rire, et quelques figures (plus ou moins volontaires !), chacun a trouvé son rythme — et surtout, beaucoup de plaisir.
L’ambiance était portée par une playlist endiablée mixée par le DJ Peter Summer, et le gymnase résonnait d’énergie positive. Petits et grands ont partagé un moment de détente et de bonne humeur, loin des soucis du quotidien.
Et même si certains ont chuté… tous se sont relevés avec le sourire !
Bravo aux participant·es pour leur audace, leur enthousiasme et leur humour. Un vrai moment de convivialité comme on les aime à POUR.
Le 19 avril 2025, l’émission Dialogues diffusée sur Aligre FM s’est fait l’écho d’une réflexion collective bouleversante et engagée autour du droit d’asile, de l’hospitalité, et de la condition des personnes migrantes aujourd’hui. Intitulé « Des frontières ou des murs : penser le droit d’asile avec la jeunesse d’aujourd’hui », cet épisode rassemble les voix de jeunes lycéens, d’enseignantes et d’un réfugié de notre association.
Animée par Christine Bessi et portée techniquement par Philippe, cette discussion à plusieurs voix est née d’un échange intergénérationnel, interculturel, profondément ancré dans l’actualité politique et philosophique.
Ce podcast donne à entendre, mais surtout à écouter — réellement — ceux et celles que l’on entend trop peu.
Des témoignages engagés et incarnés
L’émission accueille la voix de Magali Portet, bénévole engagée dans notre association. Elle raconte son expérience de terrain, les efforts pédagogiques pour maintenir le lien, offrir un espace d’écoute, d’apprentissage et de dignité à ceux qui arrivent d’ailleurs, souvent sans repères.
Nous entendons également le témoignage d’Alphonse, réfugié congolais, qui évoque avec dignité son parcours de vie, ses espoirs, ses blessures, mais aussi sa volonté de contribuer à la société qui l’accueille.
Un moment particulièrement fort de l’émission : la lecture du poème “Debout” de Tchicaya U Tam’si, par le poète lui-même. Une parole poétique, vibrante, pour dire la fierté de rester debout malgré l’exil.
Accueillir, c’est reconnaître en l’étranger une richesse, une promesse. Ce n’est pas perdre son identité, mais l’enrichir, la transformer. Accueillir, c’est devenir autre, ensemble.
Jacob Rogozinski dans Inhospitalité (2024)
Cet épisode est une invitation à écouter autrement, à agir localement, à repenser nos relations à l’autre, à l’étranger, aux “petits” de l’histoire. L’association POUR remercie chaleureusement tous les intervenants, élèves, bénévole, réfugié et invités, ainsi qu’Aligre FM pour ce précieux espace de réflexion.
Chouchane – Yes Saren Goukayi (je venais de la montagne) – Chanson arménienne
On pourrait dire que depuis plusieurs semaines, l’atelier broderie créé par Pierrette ne tient plus que par un fil. Mais ce fil, c’est Fariba qui le tient — et avec quelle grâce ! Point après point, ses mains tissent des motifs si délicats, si poétiques, qu’on ne peut que la suivre dans cette danse silencieuse de l’aiguille. Impossible de décrocher. Fariba brode, et c’est tout un petit monde qui se recompose autour d’elle avec Anana, Pierrette, Joëlle, Gisela, Martha, Annick…
Fariba, Annick et Pierrette
Un fil tendu vers l’autre
C’est à la lecture d’un livre de Reiko Koga que Pierrette a eu le déclic. Touchée par la délicatesse du travail de cette artiste japonaise, par son approche intime de la broderie comme trace du quotidien, comme écriture du sensible, elle a eu envie de se lancer à son tour. Inspirée par ces fils qui racontent des silences, des émotions, des gestes simples, Pierrette a pris une aiguille, un morceau de tissu, et a commencé à tracer ses propres chemins de fil. Depuis, la broderie est devenue pour elle un espace de méditation, de partage et de transmission.
Du cœur à l’ouvrage
À travers ces ateliers, un réseau de liens se forme, tout en finesse et en douceur. Chacune apporte un morceau de son histoire, de sa culture, de son savoir-faire. Et ensemble, elles tissent bien plus que du tissu : elles tissent du lien.
Fariba bien concentréeCœurs imaginés et créés par FaribaBroderie réalisée par AnanaCréation d’Anana
Alors n’hésitez pas à parler de l’atelier broderie autour de vous, lors de vos cours de français ou ailleurs. Il y a toujours une place autour de la table, toujours une aiguille libre pour qui veut se joindre à l’ouvrage en cours. L’atelier est ouvert à tous et sans prérequis !
Le 29 mars dernier, nos résidentes réfugiées ont eu le bonheur de participer à une expérience artistique et humaine hors du commun, au cœur de la Maison des associations d’Ogeu-les-Bains. À l’invitation de l’association Les Broutches, elles ont pris part à un atelier de danse singulier, imaginé comme un espace d’expression libre, de rencontre et de création collective.
Quand la danse devient langage : des réfugiées aux ateliers des Broutches
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la nouvelle saison artistique des Broutches, qui met les femmes à l’honneur à travers des ateliers mêlant danse, écriture et création. Et quelle meilleure manière de donner corps à ces récits que de les faire émerger du mouvement lui-même ?
Porté par l’énergie et la sensibilité de deux artistes engagées – la chorégraphe colombo-japonaise Eri Fonteray (compagnie Kinsugi) et la « couturière de mots » Sylvie Bachelet –, cet atelier a offert un terrain fertile pour faire naître des histoires de femmes, partagées entre cultures, entre gestes et entre mots.
Une synergie qui dépasse les mots
Ce qui s’est joué ce jour-là allait bien au-delà d’un atelier artistique. C’était une rencontre. Entre artistes et réfugiées. Entre cultures. Entre vécus. Entre femmes.
Pour notre association POUR, ces moments sont précieux. Ils permettent à nos résidentes de se sentir vues, entendues, reconnues dans toute leur humanité. Et surtout, ces moments leur rappellent qu’elles sont bien plus que leur parcours de migration : elles sont aussi des femmes de force, de grâce, et de créativité.
Nous remercions chaleureusement l’équipe des Broutches pour leur accueil, leur bienveillance et leur engagement à créer ces « synergies inattendues » si chères à leur ADN. Et nous espérons que cette première collaboration n’est que le début d’une belle aventure partagée.