Atelier cuisine : quand le Venezuela s’invite à table

Lors de notre dernier atelier cuisine, les saveurs et les histoires se sont mêlées autour d’un plat emblématique : le pan de jamón, spécialité traditionnelle du Venezuela, généralement préparée pour les fêtes de fin d’année.

Yosué avait commencé par préparer une pâte briochée à base de farine, sel, sucre, œuf et levure boulangère. Avec patience et précision, il a déposé les olives avant de badigeonner la pâte d’un caramel délicatement préparé par Yesenia à partir de sucre fondu.

La garniture s’est ensuite enrichie de tranches de jambon fumé, de poitrine, de ventrèche et de raisins secs, avant d’être roulée et mise au four. Peu à peu, la cuisine s’est remplie d’odeurs gourmandes qui annonçaient déjà le moment du partage.

Pendant ce temps, dans un autre coin de la cuisine, Kanan et Jérémie, aidés par Maguy, se sont attelés à la préparation d’un biscuit roulé à la confiture. Une belle occasion de terminer les pots de confiture restants après notre dernier atelier crêpes.

Au fil de la matinée, Georgina, Nadine et Crépine nous ont rejoints. Jérémie en a profité pour discuter avec Crépine de leurs parcours respectifs, preuve que ces ateliers sont aussi des espaces de rencontre et de dialogue.

Au total, nous étions 19 autour de la table. Le repas a également été l’occasion de célébrer l’anniversaire de Francis, chanté dans une joyeuse polyphonie de langues : français, espagnol, portugais, néerlandais, bangladais, et même en dialectes du Bénin et du Congo.

Comme souvent, les discussions ont été riches et animées. Nous avons parlé cuisine, bien sûr, mais aussi religion et traditions, notamment autour du vaudou, suscitant de nombreux échanges et partages d’expériences.

Janine, Martha, Marie-Noëlle et Patrick étaient également présents, tandis que Gisela est passée nous saluer avec une amie.

Au-delà des recettes, ces ateliers sont surtout des moments d’apprentissage mutuel et de découverte. Nous avons échangé des conseils culinaires et discuté autour de photos de légumes distribués au CODDA, parfois inconnus pour nos amis vénézuéliens.

Entre rires, curiosité et reconnaissance, ce moment a permis à chacun de partager un peu de sa culture. Pour nos amis du Venezuela, le pan de jamón représente bien plus qu’un plat : c’est un souvenir de fête et de famille qu’ils tenaient à nous faire découvrir.

Un grand merci à toutes et tous pour ce beau moment de convivialité.

Campagne d’adhésion 2026 : rejoignez l’association P.O.U.R.

Grâce à votre engagement et à votre générosité, l’association P.O.U.R. – Piémont Oloronais Urgence Réfugiés peut, chaque jour, agir concrètement pour un accueil plus humain et solidaire des personnes réfugiées sur notre territoire.

Tout au long de l’année, votre soutien permet de maintenir et développer des actions essentielles :

  • cours de français,
  • accompagnement vers l’emploi et l’insertion,
  • soutien scolaire,
  • moments de convivialité et d’entraide,
  • et plus largement, une présence humaine et citoyenne aux côtés des personnes accueillies.

Nous lançons aujourd’hui notre campagne d’adhésion 2026.

Adhérer à P.O.U.R., c’est :

  • soutenir des actions locales, utiles et concrètes,
  • défendre des valeurs de solidarité et de dignité,
  • participer à une dynamique citoyenne, ici, dans le piémont oloronais.

💛 Montant de l’adhésion : 20 €

Chaque adhésion compte réellement. Elle nous permet de poursuivre nos actions et d’en développer de nouvelles, au plus près des besoins.

Vous pouvez régler votre cotisation de plusieurs façons :

✔ Par chèque

À l’ordre de P.O.U.R., à envoyer à :
P.O.U.R. / C.C.A.S.
2, place Clémenceau – BP 30138
64400 Oloron-Sainte-Marie

✔ Par virement bancaire

(en précisant votre nom dans l’intitulé du virement)
IBAN : FR76 1027 8022 7400 0210 9940 122

✔ En ligne via HelloAsso

👉 Je paye ma cotisation à P.O.U.R.

✔ Sur place lors de l’Assemblée Générale

📅 Samedi 7 mars à 15h
📍 Mairie d’Oloron-Sainte-Marie
Paiement possible en espèces ou par chèque.

Nous espérons vivement pouvoir compter sur votre soutien pour l’année à venir et vous remercions chaleureusement pour votre confiance.

Atelier cuisine : un samedi sous le signe du partage… et des crêpes !

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Samedi 7 février, Dominique, Aline et Jacqueline se sont retrouvées avec Jérémie, Boujemaa, Brahim et Patrick L. pour un nouveau moment convivial autour de la cuisine.

Comme toujours, l’ambiance était simple et joyeuse : chacun a mis la main à la pâte, entre échanges, rires et entraide.

Nous avons préparé ensemble :

  • un écrasé de sardines,
  • un gratin composé de purée en flocons, petits pois et poulet, avec une chapelure de pain dur,
  • une salade et du fromage.

Un grand merci à Gisela, venue nous soutenir et participer activement à la préparation !

Pour le déjeuner, Francis, Jean-Paul et Claire nous ont rejoints.

La purée en flocons surprend souvent, mais cette fois encore, elle a fait l’unanimité : tout le monde a beaucoup apprécié le repas.

Après avoir rangé, nous avons enchaîné avec un moment très attendu : la préparation des crêpes. Jean-Paul a donné le coup d’envoi en expliquant l’origine de la Chandeleur, puis chacun a pu personnaliser sa crêpe selon ses goûts : sucre, citron, confitures, chocolat fondu… La pâte était proposée en version simple, ou parfumée à la fleur d’oranger ou au rhum.

Tout au long de l’après-midi, il y a eu des allées et venues, des discussions, des petits réconforts… et surtout une belle énergie collective, fidèle à l’esprit de l’association. Merci à toutes celles et ceux qui ont pu venir. Même Sarah, passée au moment où nous allions partir, a pu emporter les dernières crêpes !

📅 Nous nous retrouverons le 28 février.
Et le dessert est déjà au menu : un biscuit roulé à la confiture !

Une cuisine qui bourdonne : un atelier plein de saveurs et de sourires

Il y a des samedis où l’on ne fait pas que cuisiner. On se rencontre, on s’entraide, on échange des mots, des gestes, des recettes… et on repart avec le cœur plus léger.

Lors de notre dernier atelier cuisine, l’ambiance était exactement celle qu’on aime : vivante, chaleureuse, joyeuse. Autour des fourneaux, une belle équipe s’est réunie : Janine, Joëlle, Maguy, Araceli et Gisela, avec Jérémie, Kanan, Patrick, Yesena, Yosué et Tyffany.

Et très vite… la magie a opéré.

Dès les premières minutes, la cuisine s’est mise à bourdonner. Chacun s’est installé naturellement, comme si les rôles étaient distribués depuis toujours. Une vraie ruche !

Yesena et Tyffany ont préparé le gâteau à l’orange, concentrées et enthousiastes.
Pendant ce temps, Patrick et Yosué, avec Joëlle, s’activaient pour concocter de délicieuses rillettes de maquereaux.

Un peu plus loin, Jérémie, aidé de Gisela, pelait patiemment des carottes, que nous avons ensuite dégustées en salade tiède, simple et savoureuse.
Et dans un coin, le parfum de l’ail annonçait déjà le plat phare : Kanan, avec Maguy et Araceli, épluchait gousse après gousse pour une soupe à l’ail généreuse, réconfortante, familiale.

Ça parlait, ça riait, ça goûtait… Et tout cela faisait du bien.

Le menu était complet et gourmand :

  • Soupe à l’ail
  • Houmous de lentilles
  • Rillettes de maquereaux
  • Salade tiède de carottes

Et pour finir en douceur :

  • Gâteau à l’orange
  • Poêlée de fruits de saison

Des plats simples, accessibles, mais préparés avec ce petit ingrédient rare : le plaisir de préparer ensemble.

Quand est venu le moment de manger, la tablée s’est agrandie, et l’atelier est devenu repas partagé. Nous avons accueilli avec joie Adélaïde, Yorgina, ainsi que Janella, Usha et Alif, Massila et Francis.

Même si Gisela n’est pas restée pour le repas, l’esprit de partage, lui, est resté bien présent. Et comme une surprise sucrée de dernière minute, Héléna est arrivée pour partager le dessert. Résultat : une joyeuse tablée de 16 personnes, où les langues, les rires et les histoires circulaient aussi bien que les plats.

Ce qu’on retient aussi de ces ateliers, c’est l’élan collectif. Après le repas, tout le monde a participé efficacement au rangement, sans qu’il soit besoin de demander. Une entraide naturelle, fluide, évidente.

Parce que ces ateliers, au fond, ne sont pas seulement des moments culinaires. Ce sont des moments humains.

Bonne nouvelle : on recommence très vite !
Le prochain atelier cuisine aura lieu samedi 7.

Et cette fois, nous lançons une invitation spéciale : tout le monde est bienvenu à partir de 14h pour venir déguster des crêpes. Et entre nous… qui dirait non à une petite crêpe au chocolat ? 😋

Venez nombreux, pour goûter, discuter, rire… et partager un bon moment ensemble.

🍰🎬 Galettes, partage et cinéma : retour sur un beau samedi avec P.O.U.R.

Samedi 17 janvier, l’association P.O.U.R. a proposé un après-midi placé sous le signe de la convivialité, du partage et de la culture. Un moment simple et chaleureux qui a réuni petits et grands autour de valeurs qui nous sont chères.

Dès 15h30, la cuisine de la Maison paroissiale a accueilli les participants pour un joyeux moment autour des galettes des rois. Rires, discussions, retrouvailles et nouvelles rencontres ont rythmé cet instant convivial, ouvert à tous les gourmands, où chacun a pu prendre le temps d’échanger et de se retrouver.

Pour l’occasion, de jolies couronnes en papier, réalisées par les participantes de l’atelier broderie, ont été distribuées. Un clin d’œil créatif et festif qui a apporté une touche supplémentaire de couleur et de bonne humeur à ce temps partagé.

Un autre moment très attendu a été la distribution de chocolats offerts par Lindt. Ces douceurs ont été remises à l’ensemble des personnes réfugiées présentes, petits et grands, et ont été accueillies avec beaucoup de sourires et d’émotion. Un geste de solidarité simple mais précieux, qui a contribué à faire de cet après-midi un vrai moment de fête et d’attention portée à chacun.

À 17h, direction le Cinéma Luxor Oloron pour les plus grands, avec la projection du film Le Chant des Forêts.

Ce film sensible et poétique a offert un moment de pause et de réflexion, invitant les spectateurs à porter un regard attentif sur le vivant et sur notre lien à la nature. Les échanges qui ont suivi ont prolongé cette expérience, dans une ambiance à la fois calme et inspirante. Certains réfugiés n’avaient jamais été au cinéma ! Une première réussie !

Cet après-midi a une nouvelle fois montré combien ces temps partagés sont précieux.
Au-delà de l’événement lui-même, c’est surtout l’occasion de se rencontrer, d’échanger et de tisser des liens.

Un livre qui circule, des vies qui avancent

Certains livres ne sont pas faits pour rester immobiles.
Ils passent de main en main, traversent les villes, accompagnent des parcours de vie.
Le Livre de recettes – Cuisine du monde de notre association POUR est de ceux-là.

Nous avons récemment eu le plaisir de remettre des exemplaires à Samuel Labarthe, qui a accepté d’en écrire la préface. Par ses mots, il a su dire l’essentiel : la cuisine comme espace de rencontre, de transmission et de dignité partagée.

En préfaçant ce livre, Samuel Labarthe n’a pas seulement accompagné un projet éditorial.
Il a soutenu une démarche : celle de POUR, qui relie pédagogie, accueil et pratiques concrètes du quotidien. Le livre est né à Oloron, dans un contexte d’accompagnement de personnes exilées. Depuis, il poursuit son chemin, comme celles et ceux qui l’ont fait naître.

Aujourd’hui, plusieurs réfugiés ayant participé au projet vivent désormais à Paris.
Le livre les accompagne encore : il est là, dans les cuisines, sur les tables, dans les gestes de tous les jours.

À Paris, Ladji tenant le livre, prolongement vivant d’une histoire commencée à Oloron.

À Paris également, Aïssatou feuilletant le livre, s’appropriant recettes et souvenirs.

Ces images racontent une continuité : celle des parcours, des liens maintenus, et d’un objet commun qui reste un repère.

Parmi les recettes du livre, le chausson afghan à la pomme de terre est régulièrement cuisiné. Une recette simple, nourrissante, transmise avec soin.

Chaussons afghans à la pomme de terre, réalisés à partir du livre de recettes de l’association POUR.

Préparer ce plat, aujourd’hui, c’est bien plus que suivre une recette.
C’est faire exister un savoir venu d’ailleurs, ici et maintenant.
C’est continuer à transmettre, par le geste, ce que les mots ont commencé.

Ce livre n’est pas une fin.
Il est un passage.

Un passage entre les personnes accueillies et celles qui accueillent.
Entre une préface engagée et des pratiques quotidiennes bien réelles.

À l’association POUR, nous croyons que ces passages comptent. Et que les livres, quand ils sont habités, peuvent durablement accompagner les chemins de vie.

Oloron : le tiers-lieu de la Friche dévoilé dans une ambiance festive

Rendez-vous vendredi 19 janvier à 18h au jardin public : c’est à cette heure-là que les habitants d’Oloron se sont retrouvés pour découvrir, ensemble, le nouveau tiers-lieu de la Friche, pensé comme un espace de vie social, culturel et ouvert à tous.

Dans une ambiance chaleureuse et joyeuse, le jardin public s’est peu à peu rempli. Discussions animées, sourires, rencontres impromptues : la Friche a été dévoilée au cœur d’une foule curieuse et enthousiaste, venue célébrer la naissance d’un lieu appelé à devenir un point de convergence pour les initiatives locales.

Pensé comme un espace vivant et évolutif, le tiers-lieu de la Friche se veut un endroit où se croisent les publics, les idées et les projets. Culture, lien social, initiatives citoyennes, créativité : tout est réuni pour faire de ce lieu un terrain d’expérimentation collective.

Au milieu de la foule, quelques membres de l’association P.O.U.R. étaient présents, heureux de participer à ce moment symbolique. Autour d’une table, au cœur de l’effervescence, ils ont partagé ce temps convivial, reflet de ce que la Friche ambitionne d’être : un espace où l’on se retrouve, simplement.

Une inauguration à l’image du lieu

Cette inauguration n’avait rien de figé ou de solennel. Elle ressemblait plutôt à un temps de fête, ouvert, accessible, où chacun pouvait prendre sa place. Un moment à l’image du projet : inclusif, vivant, ancré dans la réalité locale.

Pour P.O.U.R., être présent lors de cet événement allait de soi. La Friche incarne des valeurs proches de celles portées par l’association :
– favoriser les rencontres,
– encourager le vivre-ensemble,
– créer des espaces où chacun peut trouver sa place.

Quand les migrations racontent l’agriculture du monde

Dans le cadre de l’enseignement moral et civique (EMC) et des sciences de la vie et de la Terre (SVT), les élèves de seconde du lycée Saint-Joseph ont vécu une expérience pédagogique originale : une rencontre directe avec des personnes réfugiées venues partager leur histoire, leur pays… et leur rapport à la terre.

À l’initiative conjointe de Christine Bessi, professeure de philosophie et d’EMC, et de Claire Pépicq, professeure de SVT, en lien avec l’association P.O.U.R., ces échanges ont permis d’aborder de manière concrète et incarnée les questions de géographie, d’agriculture, de ressources naturelles, de cultures et de migrations.

Lors de cette rencontre, les élèves ont accueilli Nadine, originaire de la République démocratique du Congo, et Yésenia, venue du Venezuela.

À l’aide de cartes du monde, chacune a présenté son pays sous plusieurs angles :

  • sa situation géographique et son climat,
  • les ressources agricoles locales,
  • les types d’agriculture pratiqués,
  • ainsi que des plats traditionnels, révélateurs des usages, des saisons et des savoir-faire transmis.

Ces témoignages ont permis aux élèves de comprendre que l’agriculture est à la fois un enjeu vital, un héritage culturel et parfois une réalité fragilisée par les changements climatiques, économiques ou politiques.

En amont de la rencontre, les élèves avaient déjà engagé un travail de recherche. Suite à l’envoi du livre de recettes « CUISINE DU MONDE, 81 recettes pour voyager » de l’association P.O.U.R., ils ont préparé des tableaux et panneaux pédagogiques consacrés à d’autres pays et cultures agricoles.

Affichés dans la salle de classe, ces travaux ont permis de découvrir une grande diversité de territoires : Tibet et production de yak, Côte d’Ivoire et cultures tropicales, Bangladesh, Nigeria, Russie, et bien d’autres encore. Chaque panneau associait carte géographique, climat, productions agricoles et plat emblématique, faisant dialoguer sciences, géographie et culture.

Pendant les interventions de Nadine et Yésenia, les élèves ont pris des notes avec attention, afin de créer de nouveaux panneaux. Une manière concrète de relier savoirs scolaires et récits vécus.

Ce projet illustre pleinement une pédagogie active : écouter, questionner, comparer, transmettre. Il crée un lien fort entre les programmes d’EMC, de SVT et de géographie, tout en développant l’ouverture au monde, l’esprit critique et l’empathie.

Pour l’association P.O.U.R., ces temps de rencontre sont au cœur de son engagement :
favoriser le dialogue interculturel,
changer le regard sur les migrations,
valoriser les savoirs et les compétences des personnes exilées.

En donnant la parole à celles et ceux qui ont viennent d’ailleurs et partagent aujourd’hui leur expérience ici, ce projet rappelle que l’éducation se nourrit aussi de récits humains, de transmissions concrètes et de curiosité partagée.